La région Centre-Val de Loire est l’une des premières concernées par un programme de soutien aux...

Dernière mise à jour : nov. 9

La région Centre-Val de Loire est l’une des premières concernées par un programme de soutien aux villes de moins de 20.000 habitants. La ministre Jacqueline Gourault est à la manœuvre. Samedi dernier, le premier ministre Jean Castex a réuni le comité interministériel à la ruralité, au sein duquel siège Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires. A l’ordre du jour, l’annonce des premières communes retenues pour s’inscrire dans le dispositif « Petites villes de demain », imaginé avant la crise du Covid-19 et porté par l’Agence nationale de cohésion des territoires (ANCT), créée en janvier dernier. Une initiative qui prend évidemment une dimension supplémentaire compte tenu des circonstances sanitaires et de leurs conséquences. À ce stade, trois régions sont immédiatement concernées : le Centre Val-de-Loire, Provence Alpes-Côte d’Azur et la Réunion. En Indre-et-Loire, quatorze communes ont été retenues (*).

Cette opération qui va se décliner sur six années est dotée de 3 milliards d’euros, qui serviront à soutenir des projets divers et variés, adaptés aux réalités locales. Elle se conjuguera – sans s’y substituer – avec les politiques publiques déjà mises en œuvre, par l’État mais aussi les Régions, les Départements, les intercommunalités, les agences… « C’est du cousu main », insiste Jacqueline Gourault.

La ministre loir-et-chérienne met en exergue la large concertation qui a prévalu lors du choix des villes concernées, et le rôle joué par les préfets – délégués dans les départements de l’ANCT – en lien avec les élus locaux.

Point commun des communes « lauréates » : elles comptent moins de 20.000 habitants mais jouent un rôle de « centralité » pour un bassin de population plus large. « Elles ont de nombreux atouts, comme la qualité de vie, la souplesse d’organisation, la capacité à fédérer les acteurs locaux ont encore la proximité avec la nature, observe Jacqueline Gourault. Mais ces dernières années, un certain nombre d’entre elles a rencontré des difficultés. » La ministre cite l’accès aux services publics, la vacance commerciale, une « consommation excessive de terres agricoles » ou bien encore la dégradation voire le quasi-abandon de certains bâtiments anciens dans les centres-bourgs.

La question du petit commerce est particulièrement mise en exergue en cette période de confinement. L’occasion pour Jacqueline Gourault de rappeler que, déjà, une aide de 20.000 euros est disponible pour aider les municipalités à mettre en place des plateformes de « e-distribution » au bénéfice de leurs commerçants et producteurs locaux.

Première étape : la nomination, en relation avec les communautés de communes, de chefs de projets dont les salaires seront financés à hauteur de 75 % par l’État. « L’objectif est de mettre ce programme rapidement en œuvre », prévient Jacqueline Gourault. Elle n’oublie pas de rappeler que, par ailleurs, le Plan de relance permet aussi de subventionner immédiatement des projets aboutis.

(*) La Croix-en-Touraine, Saint-Martin-le-Beau, Bléré, Loches, Beaulieu-lès-Loches, Preuilly-sur-Claise, Sainte-Maure-de-Touraine, Bourgueil, L’Ile-Bouchard, Richelieu, Descartes, Ligueil, Neuillé-Pont-Pierre, Château-Renault, Château-la-Vallière, Langeais.

Publié le 16/11/2020



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