Dans tous nos pays, le chômage menace, la récession se profile, la dette augmente d'une façon...

Dernière mise à jour : nov. 9

Confinement..... Dé-confinement......

(Par Emile Lavallée théologien la Riche Indre-et-Loire) Après pratiquement deux mois, nous voici arrivés au début du dé-confinement. La pandémie est-elle vaincue et le virus totalement éradiqué ? Non, mais le confinement, avec l'arrêt presque total des activités, pouvait-il être prolongé sans provoquer des dommages qu'il eut pratiquement été très difficile de réparer. Le début du dé-confinement en France correspond d'ailleurs à ce qui se passe dans les autres pays européens. Le Covid-19 semble en recul dans tous nos pays, ce qui n'est pas le cas aux Etats-Unis où il continue de progresser, entraînant entre autres une énorme augmentation du nombre de chômeurs. Mais le dé-confinement est-il le retour à la vie telle qu'elle était avant ? D'aucuns, inconscients, le voudraient, alors que cela risque d'entrainer, sinon une nouvelle pandémie, peut-être d'autres catastrophes climatiques entre autres...! 11 mai 2020

Je reprends ces réflexions au bout de deux semaines de dé-confinement. Celui-ci ne se passe pas, semble-t-il, aussi bien et aussi rapidement que l'on pouvait le penser. C'est d'abord, peut-être, par le fait que le virus est toujours là et prêt à se répandre à nouveau si nous n'y prenons garde. Il n'est donc pas possible de faire comme si tout était terminé et la maladie vaincue. Si la plupart des commerces ont pu rouvrir, ce n'est pas n'importe comment. Le port du masque reste obligatoire et, en principe, les distances de sécurité doivent continuer à être respectées. Des pans entiers de l'économie restent inaccessibles et des restrictions importantes continuent à s'appliquer notamment dans les transports. Les déplacements ne sont possibles que dans une distance inférieure à cent kilomètres à partir du domicile. C'est dire que nous sommes loin d'une situation normale où chacun est libre de ses mouvements. On peut se demander si cette situation est propre à notre pays ? Peut-être pas même si la façon d'aborder le problème a été un peu différente d'un pays à l'autre. Parmi les pays européens, seule ou presque, l'Allemagne n'a pas connu un nombre de décès très important et semble mieux aborder la mise en place du dé-confinement. A quoi cela peut-il tenir ? Serait-ce à la structure de l'Etat fédéral. Celui-ci, en effet, permet une souplesse dans les décisions que nous ne connaissons pas en France où une centralisation excessive fait que toutes les décisions dépendent directement de Paris...! Malgré cela, les conséquences économiques de la pandémie ne sont pas inexistantes chez nos voisins. Dans tous nos pays, le chômage menace, la récession se profile, la dette augmente d'une façon exponentielle. Face à tout cela, quelle peut être notre action personnelle ? On serait tenté de se dire que nous ne pouvons que subir. Mais notre comportement individuel n'est pas sans conséquences. Si nous adoptons une vie plus économe, plus écologique, moins dépensière, ne pourrons-nous pas tous ensemble, petit à petit, faire advenir une société plus juste, plus écologique, plus solidaire. Les grandes décisions politiques, économique sont importantes et nécessaires. Mais il faut qu'elles soient en connivence avec ce que vivent les gens de la base. Sinon, ce n'est peut-être pas une forme de dictature, mais à tout le moins des décisions inefficaces, inapplicables. Il est souhaitable aussi que, sans aller jusqu'à la constitution d'un Etat fédéral - ce qui n'est pas dans nos traditions - nous décentralisions véritablement et donnions aux régions, voire aux départements et aux communes ou regroupements de communes, une autonomie réelle sans remettre en cause la structure de l'Etat. ​

Tout cela peut paraître utopique et irréalisable. Mais si nous voulons que ne se reproduise plus, à brève échéance tout au moins, ce que nous venons de vivre, il nous faut agir à notre niveau, quel qu'il soit pour aller vers une société plus juste, plus solidaire, plus fraternelle, qui ait le souci de l'économie et de l'écologie. Ne nous laissons pas abuser par des publicités fallacieuses pour des dépenses inutiles. Notre argent ne doit pas être gaspillé mais utilisé à des fins de partage autour de nous et aussi vis-à-vis de celles et ceux qui subissent les guerres, les typhons, la sécheresse ou les inondations et qui, pour certains, nous demandent de les accueillir dans nos pays. En agissant ainsi, nous choisirons d'aller vers une nouvelle société et un nouveau monde qui privilégient la vie et non pas la mort.

25 mai 2020 Emile Lavallée

92 vues0 commentaire