Au centre de Tours, près de la préfecture, un grand jardin confisqué

Il existe au centre de Tours un petit jardin, beaucoup trop petit pour le monde qui le fréquente. Juste à côté il y a un grand jardin toujours vide. Ces deux espaces verts, sûrement du XIXème siècle, appartiennent à la collectivité. Avec nos impôts, nous payons l'entretien de ces deux jardins. Le petit est municipal, c'est le jardin de la Préfecture. Le grand est départemental, c'est le jardin privé de la préfecture, c'est celui-là qui nous est confisqué.

Questions :

  • Ce phénomène d'un grand jardin confisqué en plein centre ville existe-t-il dans d'autres villes ?

  • Dans l'histoire tourangelle, y-a-t-il eu des négociations pour réunir les deux jardins ? Si oui, pourquoi ont-elles échoué ?

  • La municipalité peut-elle envisager de demander au département de réunir une grande partie du jardin privé avec le petit jardin public ?

Sur la première question, je n'ai pas eu de réponse de la part de la mairie. Toutefois, plusieurs participants ont assuré que de tels cas existent en d'autres villes, sans que je sache si c'est aussi flagrant (en terme de disproportion entre la petitesse du jardin public et la grandeur du jardin privé).

Sur la deuxième question, je n'ai pas eu de réponse.

Sur le troisième, j'ai eu un oui très évasif.


Indirectement, ce troisième point touche, à mon avis, une faiblesse des CVL par le fait que les habitants n'ont pas la détermination d'aller à contre-courant de ce que je peux appeler "l'ordre établi". Il y aurait pourtant des sujets, où l'ont pourrait faire preuve d'une véritable volonté populaire. A supposer même que cela ne puisse raisonnablement aboutir, du moins à court et moyen terme, cela permettrait de poser un jalon, de marquer les esprits.

P.-S.: ce thème est repris dans la page Bilan de trois ans de CVL.Cette question a été relancée au CVL du 26 juin 2008. Toujours sans succès. Pourtant il apparaît que la mise à disposition du parc public résulte d'un bail avec l'état. Il y a donc eu des négociations, pourquoi ne pas les relancer ?

Le 14 novembre 2011

J'écrivais ce qui précède en 2005. J'aurais pu ajouter que la demande que j'avais formulée était une vieille réclamation des Tourangeaux. Elle me vient d'une grande-tante. Plusieurs maires, dont Jean Royer, ont exprimé cette requête auprès du préfet, mais je manque d'éléments concrets sur ces informations qui reposent sur de vieux souvenirs. Dans l'ouvrage "Regards sur l'agglomération tourangelle" de 1982, Alain Schulé aborde le sujet :Un square fait face à la gare. Il est très recherché par les provinciaux et les citadins. […] Mais il est encombré et trop petit. C'est l'appendice du grand parc, dénommé Jardin de la Préfecture qui, raison d'Etat sans doute, se trouve privatisé par la survivance de quelque privilège régalien. Beaucoup de Tourangeaux, à l'âme républicaine, pensent qu'on pourrait, au moins à certaines heures, les laisser faire une promenade sous les hautes frondaisons.


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