À Chinon, moins de locaux de commerces vacants en centre-ville. 19/10/2021 la Nouvelle République.fr

"Avec une vacance commerciale de 10 %, Chinon retrouve la moyenne des autres villes. La voir diminuer davantage s’annonce être une tâche complexe.

Un opticien rue Rabelais, une boucherie, une maison du bien-être rue Rousseau, un ébéniste d’art rue du Commerce… Voici les prochains commerces qui verront le jour prochainement dans le centre-ville de Chinon.

Des arrivées qui s’ajoutent à la liste des récents nouveaux venus, avec, autre source de satisfaction pour la Ville, des reprises de magasins structurants : lingerie, prêt-à-porter féminin, le bar Le XV, le chausseur faubourg Saint-Jacques…

La vacance commerciale passe d’importante à moyenne Il y a donc du mieux sur le front du commerce en centre-ville. Alors que la vacance commerciale était de 15 % en 2019 (1), à 10 % aujourd’hui elle rejoint un niveau semblable à la moyenne nationale usuelle. En un peu moins de deux ans, selon la Ville, 14 cellules commerciales ont trouvé un nouveau locataire ou propriétaire, 27 locaux restent vacants. « L’objectif serait d’atteindre une vacance commerciale de 6 ou 7 % d’ici 2026 et la fin du programme Action cœur de ville », annonce Fabien Morin, chef de projet Action cœur de ville. À 6 ou 7 %, la vacance commerciale serait à l’étiage : « Il y a toujours un turnover, des commerçants qui partent à la retraite, des commerces fermés pour travaux… »

Atteindre cet objectif s’annonce ardu : sur les 27 locaux (de la simple cellule commerciale en rez-de-chaussée à l’immeuble), 17 sont indisponibles. « Parfois pour des raisons très positives : à cause de travaux pour une prochaine ouverture ou parce que c’est signé avec un futur commerçant », prévient Fabien Morin. Mais pour le reste, la probabilité de voir un commerçant s’y installer est faible, pour ne pas dire nulle. « Il peut s’agir d’un simple local brut, de locaux en mauvais état, d’un problème d’héritage ou alors qui n’est pas au prix du marché », explique le chef de projet.

Reste donc à convaincre les propriétaires de remettre sur le marché ces locaux : « C’est une grosse partie de mon travail, c’est une réflexion au cas par cas », explique Fabien Morin qui dit être en contact avec la quasi-totalité des propriétaires concernés.

En un an, une trentaine de porteurs de projet ont été accompagnés, selon le chef de projet. « Globalement, ils ont besoin de surface de 60 à 80 m2, des projets d’envergure. Mais sur le marché il n’y a pas d’offre, les porteurs ont du mal à trouver un local commercial. »

Des contacts sont en cours pour d’éventuelles ouvertures d’une librairie, d’épicerie fine, de prêt-à-porter ou encore d’une galerie d’art.

(1) D’après le diagnostic réalisé par le cabinet Intencité, qui a porté sur les fonts baptismaux le programme Action cœur de ville.



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